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and injury to the cargo that had in no way been involved in the violation of blockade should be considered, and exactly what constitutes a voyage is not certain.

The treatment of the Warren under circumstances set forth in this situation would not be the same under the policy of different States.

The general tendency of American policy since the middle of the nineteenth century has been in the direction of a justification of capture of such a vessel as the Warren. If the flag of the Warren had been that of a neutral State other than Great Britain there would be danger that international complications might arise even under present laws and practice.

The case of the Warren would be an extreme case under the American and British practice, owing to the uncertainty as to what constitutes a port of destination.

All circumstances should therefore be very carefully considered, involving such as time since the violation of the blockade, distance from the blockaded port, evident good intentions of the suspected merchantman, etc., and in case of doubt the vessel should be sent in for decision by the prize court.

Under the strictest interpretation of the most extended claims of Great Britain and the United States the Warren would be liable to capture under the circumstances set forth in Situation I.

CONCLUSION.

In accord with the prevailing American and British opinion and practice, and in the absence of instructions or other good reasons to the contrary, the commander of the war ship of the United States should capture and send the Warren to the nearest convenient prize court of the United States.

SITUATION II.

THE TWENTY-FOUR HOUR RULE. There is a war between States X and Y. Other States are neutral. Three war ships of State X have entered port N of the United States, which has proclaimed the twenty-four hour rule. Within twenty-four hours a war ship of State Y enters port N. The three war ships of State X sail within the time allowed. The war ship of State Y sails twenty-five hours later. Soon after leaving port N, the war ship of State Y discovers several war ships of State X outside the three-mile limit, but near. The war ship of State Y returns to port N.

How should this war ship be treated ?

SOLUTION.

The war ship of State Y should be allowed to return to the neutral port without necessarily incurring liability to internment, unless it is evident that this return is to escape military consequences to which this war ship has, through her own action, become subject after departure from port N.

NOTES ON SITUATION II. Historical.The rule that twenty-four hours, or a night and a day as it is sometimes stated, shall elapse between the departure of vessels of opposing belligerents from a neutral port seems to have been used in 1759 by Spain. War ships were at that time sometimes allowed to depart without this delay, provided the commander would not take advantage of the privilege to commit hostilities. The delay was, however, imposed on privateers. The “twenty-four hour rule” was later extended and quite generally adopted, with the additional requirement that the vessel must not remain longer than twentyfour hours unless under exceptional circumstances. This supplementary requirement was instituted largely as a result of the action of the U. S. S. Tuscarora which, in 1862 sailing out of Southampton Water before the Confederate cruiser Nashville, would return within the twenty-four hours, during which the Nashville would be . obliged to remain and would again sail just before the Nashville would be able to sail. There have grown up various modifications to the original “twenty-four hour" interval between sailings with a view to making it a reasonable and workable rule. Vessels have been required to sail at the expiration of twenty-four hours. Their time of sailing has been determined by the order of arrival, etc.

Early regulations. The action of Spain in 1759, as shown in the correspondence, was to introduce a delay between the sailing of vessels of the opposing belligerents sufficient to remove liability to conflict in the immediate neighborhood. (Ortolan, Diplomatie de la Mer, L. III, c. VIII.)

Articles 3, 4, and 5 of the neutrality regulations of the Italian States in 1778, states the reasons for a rule in regard to sailing of vessels of opposing belligerents.

ART. III. Un vaisseau quelconque de nations en guerre qui se trouvera à l'ancre au môle, ou à la Plage de Livourne ou à Portoferrajo, et d'autres Echelles du Grand Duché, ne pourra point partir quand il y aura des Signaux au Fanal, ou quand il y aura à vue des bâtimens pour lesquels il n'est pas d'usage de mettre des signaux. Et si les vaisseaux de nations en guerre auront deja mis à la voile, et qu'il paroissent des signaux au Fanal, ou des bâtimens, avant qu'ils auront passé la ligne du Melorie, ils seront rappellés par le Canon, et devront retourner pour jetter l'ancre. Et s'ils viennent de la mer et qu'après qu'ils seront entrés en deçà de la ligne du Melorie, ils se presentent à vue des bâtimens, ou qu'il se mettent des signaux au fanal, ils ne pourront point rebrousser chemin pour aller à leur rencontre, mais ils devront continuer leur route pour jetter l'ancre dans le Port ou à la Plage, sans molester les bâtimens qui arrivent.

ART. IV. Quand un vaisseau d'une nation en guerre aura jetté l'ancre au môle ou à la plage, il dependra de celui qui est arrivé le premier, de partir avant ou après l'autre, cependant de tels bâtimens d'une nation en guerre ne pourront partir que vingt-quatre heures après le depart d'autres bâtimens de pavillon quelconque.

Art. V. Et comme, vu qu'il entrent frequemment des vaisseaux dans nos Ports, et particulièrement dans celui de Livourne, et qu'ils en repartent de même, les vaisseaux de nations en guerre pourroient être longtems empechés de partir, au préjudice du commerce, nous voulons qu'il leur soit permis de partir même dans l'espace du tems defendu

par la presente constitution, pourvu que les Capitaines des vaisseaux de guerre chaque fois qu'ils voudront partir, ou les Commandans des Flottes ou Escadres une fois pour toutes donnent leur parole d'honneur aux Gouverneurs de Livourne et de Portoferrajo, de ne point molester les navires signalés et ceux qui seront a portée de vue, ou ceux qui seront partis pendant les vingt-quatre heures, de quelque nation ou pavillon qu'ils soient. Et les Capitaines et maitres de navires marchands ou les armateurs donneront caution suffisante pour observation des susdites conditions. (4 De Martens, Recueil des Traités, 207.)

By the Austrian ordinance of August 7, 1803, it was planned to avoid conflict near the Austrian coast:

Art. XI. Comme tous les vaisseaux, sans exception, doivent jouir de la protection, qui dérive de la neutralité, et d'une parfaite sûreté dans tous les Ports, rades et côtes soumises à notre domination, on ne permettra point qu'il soit exercé des hostilités par un ou plusieurs vaisseaux des puissances en guerre, dans les dits Ports, et à une distance d'une portée de Canon des côtes, ni conséquemment qu'il soit livré de combat, poursuivi, attaqué, visité ou saisi de bâtimens. A quoi toutes nos autorités, et particulièrement les Commandans Militaires dans les Ports de mer, devront spécialement veiller.

ART. XII. En vertu des droits résultans de la même Neutralité, il ne sera point permis aux Vaisseaux des Puissances Belligérantes, de croiser devant nos Ports à la distance mentionnée dans l'Article précédent, pour y attendre les bâtimens sortans ou entrans; bien moins encore de s'arrêter dans les dits Ports avec le dessein d'aller à la rencontre des bâtimens, qui doivent arriver, ou de suivre ceux qui veulent mettre en mer.

ART. XIII. Lorsque des Corsaires ou bâtimens marchands armés des deux puissances belligérantes se trouveront en même tems dans nos Ports, et qu'un d'eux voudra remettre en mer, l'autre ne pourra sortir que 24 heures après; bien entendu que le bâtiment, qui a le premier jetté l'ancre dans le Port, conservera la faculté de remettre en mer, avant ou après l'autre. Les vaisseaux de guerre, ou des Escadres entières, ne seront cependant point soumis à ce délai de 24 heures, pourvu toutefois que leurs Commandans donnent leur parole d'honneur au Gouverneur ou premier Officier du Port, de ne poursuivre ou inquiéter pendant ce laps de tems, aucun bâtiment de son ennemi. Cette parole sera donnée une fois pour toutes, par les Commandans des Flottes et Escadres: les Capitaines des vaisseaux particuliers devront renouveller cette promesse chaque fois qu'il voudront remettre en mer. Quant aux Capitaines de bâtimens marchands armés ou Corsaires, ils ne pourront sortir de Port avant les 24 heures écoulées, qu'après avoir fourni une Caution réelle de l'accomplissement de leur promesse.

ART. XIV. Il ne sera point permis aux bâtimens de puissances belligérantes de sortir du Port, au moment où l'on auroit signalé l'arrivée d'un bâtiment étranger, à moins que, comme il a été statué dans l'Article précédent, le Commandant des vaisseaux de guerre n'ait donné sa parole, et les bâtimens marchands et armateurs n'aient fourni la Caution suffisante, de s'abstenir de tout acte d'hostilité contre les dits bâtimens. (3 Supplément, De Martens, Recueil des Traités, p. 544.)

The aim of the original rules in regard to the delay of twenty-four hours was to put this period of time between the pursuit or attack by the vessels of one belligerent of those of the other. As Rosse says of the Austrian ordinance of 1803:

L'ordonnance autrichienne de 1803 sanctionne une règle différente: elle ne rend pas obligatoire l'intervalle de 24 heures pour la sortie, mais elle impose aux commandants de bâtiments armés l'obligation de donner au capitaine du port leur parole d'honneur d'attendre en mer l'expiration d'un délai de 24 heures, avant de poursuivre ou d'attaquer les navires ennemis. (Guide Int. du Commandant de Bâtiment de Guerre, p. 202.)

President Grant's proclamation, 1870.The position of the United States was set forth in 1870 in the proclamation of October 8:

Whereas on the 22d day of August, 1870, my proclamation was issued, enjoining neutrality in the present war between France and the North German Confederation and its allies, and declaring, so far as then seemed to be necessary, the respective rights and obligations of the belligerent parties and of the citizens of the United States; and whereas subsequent information gives reason to apprehend that armed cruisers of the belligerents may be tempted to abuse the hospitality accorded to them in the ports, harbors, roadsteads, and other waters of the United States, by making such waters subservient to the purposes of war:

Now, therefore, I, Ulysses S. Grant, President of the United States of America, do hereby proclaim and declare that any frequenting and use of the waters within the territorial jurisdiction of the United States by the armed vessels of either belligerent, whether public ships or privateers, for the purpose of preparing for hostile operations, or as posts of observation upon the ships of war or privateers or merchant vessels of the other belligerent lying within or being about to enter the jurisdiction of the United States, must be regarded as unfriendly and offensive, and in violation of that neutrality which it is the determination of this Government to observe; and to the end that the hazard and inconvenience of such apprehended practices may be avoided, I further proclaim and declare that from and after the 12th day of October instant, and during the continuance of the present hostilities between France and the North German Confederation and its allies, no ship of war or privateer of either belligerent shall be permitted to make use of any port,

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